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 Alexander Shane

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Alexande
Invité



MessageSujet: Alexander Shane   Sam 23 Sep - 18:06

Nom : Shane

Prénom : Alexander

Age : 27 ans

Fonction :
Avocat et bras droit de Mikhail Arbatov

Famille : Aucune, ses parents sont décédés et il est enfant unique.


Passé : Issu d’une famille pauvre de Los Angeles, Alexander réalisa rapidement que la société était composée de deux classes : les gagnants et les autres. Ses parents étaient de l’autre catégorie, celle des perdants, mais lui, il le savait consciemment, ne se vautrerait jamais dans la misère comme ses géniteurs le faisaient si bien. Pour faire partie des craints et des respectés, des riches et des puissants, il fallait bien entendu entrer dans la mafia. L’honnêteté ne menait à rien, sinon un dur labeur dont le fruit était bien peu consistant. La preuve : les Shane gagnaient leur vie en toute légalité, mais n’avaient pas les moyens de s’offrir autre chose qu’un appartement miteux dans les quartiers pauvres de la ville.

La deuxième chose que comprit Alexander était que les gagnants se séparaient en trois sous-groupes : le chef, son précieux bras droit et les brutes épaisses s’échelonnant jusqu’au bas de l’échelle. Si, au tout début, le jeune homme caressa l’espoir de prendre la barre du réseau criminel de la cité des Anges, sa vision des choses changea brusquement lorsqu’il vit, en première page du quotidien de la métropole, la cervelle éclatée du caïd de la pègre. Lui qui avait (naïvement) cru le chef de la mafia invincible venait se rendre compte d’une nouvelle réalité : les positions de tête étaient les plus précaires, incertaines et dangereuses. Valait mieux être l’indispensable second afin de ne pas être celui sur qui on tire en premier.

C’est avec ces idées en tête qu’Alexander fit son entrée dans le monde. Au lycée, il s’acoquina avec les individus les plus en vue. Lorsqu’il se lassait d’eux pour une raison ou une autre, il faisait en sorte qu’un autre prenne leur place. Il se faisait le conseiller, le confident, l’ami du chef de la clique dans laquelle il se trouvait. Il avait toujours réponse à tout, ses avis étaient éclairés, il s’exprimait avec tant d’aisance qu’on ne pouvait que l’écouter. Autre atout majeur en sa faveur : drogues et alcools apparaissaient miraculeusement entre ses mains. Il faut dire que la mafia payait cher ce jeune garçon prometteur pour qu’il transforme ses proches en junkies.

Arrivé à l’université en avance en raison de ses excellents résultats, « On » finança entièrement les études en droit d’Alexander. Il s’était naturellement tourné vers cette voie comme il la savait à la fois utile et enrichissante. Aussitôt son diplôme en poche, il fut attaché au service de McLayr, le mafieux le plus fortuné de la ville et, accessoirement, son généreux mécène. Il se fit un nom parmi la police pas encore corrompue lorsqu’il tira son employeur d’un faux pas, une sordide histoire de drogues qui aurait bien pu mal tourner si ce n’avait été de l’intervention du jeune et brillant Alexander Shane, qui apporta la preuve que le juge avait été soudoyé par un tiers. Ceci n’était bien sûr que la pointe de l’iceberg. La véritable raison pour laquelle on avait acquitté le criminel client d’Alexander était ces photos compromettantes qui montraient le juge se tapant une prostituée dans un motel crade. Photographe et prostituée tous deux engagés par le jeune avocat, bien entendu.

C’est ainsi que Alexander parvint à la place qu’il avait toujours convoitée : membre de l’entourage immédiat du chef de la mafia. Il jouissait de tous les privilèges allant de pair avec ce titre, soit les trois P : prestige, peur, pognon. On s’adressait à lui avec politesse à cause de son Prestige ; on s’empressait de s’écarter sur son passage par Peur ; on lui obéissait parce qu’il possédait beaucoup de Pognon.

Quand son protecteur se fit abattre lors d’une réception donnée en son honneur, le jeune juriste prit les choses avec sa philosophie habituelle. McLayr se faisait vieux, son règne devait tôt ou tard s’achever. La Mort avait été clémente : une balle au cœur. Au cours des derniers mois, il avait reçu plusieurs offres provenant de différentes organisations à travers le monde. L’une d’entre elles, en direct de Moscou, l’avait particulièrement attiré. Avec la chute du régime soviétique, la Russie représentait un marché vierge, effervescent et en constant changement. Un défi à relever, en somme.

C’est ainsi que le soir même des obsèques de McLayr, Alexander prenait l’avion pour la capitale de sa nouvelle Mère Patrie, en route pour rejoindre son nouveau patron : Mikhail Arbatov.


Physique :
Toujours vêtu impeccablement, Alexander dégage une impression de sérieux et de professionnalisme, d’efficacité et d’influence. Ses complets, tous noirs, sont taillés dans les meilleurs tissus tout comme ses cravates de soies sombres ou ses chemises parfaitement repassées, toutes d’un blanc immaculé. Il respire la classe, le luxe et l’assurance que, quoique vous fassiez, qui que vous soyez, c’est lui qui gagnera.

Certains désignent Alexander par le surnom de « vampire » (dans son dos, bien sûr). De fait, qualifier son teint de « pâle » serait un euphémisme, il est littéralement livide. C’est le résultat des heures qu’il a passées à l’intérieur à analyser des codes de lois ou réaliser des transactions pour le compte de son employeur. Il ne faut pas en déduire qu’il n’est pas en forme, loin de là. Il s’entraîne tous les jours dans son gym privé afin d’être au mieux de ses capacités physiques. On ne remarque seulement pas sa musculature longue et fine, couverte par ses vestons dernier cri.

Encadré par des cheveux noirs lui arrivant aux épaules, son visage blême est d’autant plus prenant de par le contraste qu’il forme avec ses yeux. Légèrement tirés vers l’arrière, ils sont eux aussi d’un noir profond et opaque, étrangement vide, comme si aucune âme ne les habitait. Soulignés par des sourcils souvent froncés, on a beaucoup de difficulté à soutenir leur regard impitoyable. Complétant son visage aux traits fins, un nez aquilin qui lui confère un profil altier ainsi que des lèvres minces et pâles, presque toujours pincées. Alexander ne sourit que peu et lorsqu’il le fait, c’est par moquerie ou dérision.

Sa voix impersonnelle, implacable, tranchante est la terreur de celui ou celle assis dans le box des accusés. Elle se fait accusatrice, impitoyable, faisant fondre en larmes les plus émotifs. Elle est glaciale et directe, en appelant aux plus rationnels. Ses plaidoyers déclamés sur son ton si convaincant, si vindicatif rallient les gens à sa cause, qu’ils le veuillent ou non. Les plus coriaces finissent toujours par céder, car il réserve pour eux des moyens de persuasion plus radicaux.


Caractère : La mentalité d’Alexander se résume en un seul mot : pragmatisme. Il n’adhère à aucune idéologie, qu’elle soit politique ou spirituelle, préférant restant neutre ou, du moins, en accord avec la pensée globale de son employeur du moment. Il ne voit tout de même pas d’inconvénient à se plier à ce qu’on lui demande. Si son patron est baptiste et exige de lui d’assister à des messes du genre en sa compagnie, il s’exécutera sans protester. Il est tout simplement indifférent à ce genre de choses et éprouve un léger agacement de gaspiller quelques minutes de son précieux temps dans des activités qu’il considère comme stériles et improductives.

On pourrait qualifier Alexander d’égoïste, comme il ne pense qu’à son propre avancement personnel. S’étant hissé à la position qu’il souhaitait, il ne pense maintenant plus qu’à la conserver. Son ambition est fixée à un seul but et une fois atteint, il ne fait pas partie de ces mégalomanes qui en veulent toujours plus, ce qui en fait à la fois un homme dont on doit se méfier et en qui on peut avoir confiance. Si son patron lui convient, l’avocat ne cherchera pas à le faire tomber. Cependant, s’il juge que l’entreprise devrait passer entre les mains d’un nouveau chef, il ne s’opposera pas à celui ou ceux qui tenteraient de renverser son employeur du moment. Il fera également tout ce qui est en son pouvoir – et beaucoup de choses le sont – pour ne pas qu’on s’approprie la place qui lui est due. Il s’en contente et en profite pleinement, mais ne cherche pas à s’élever plus qu’il ne l’est déjà. Car, avant tout, Alexander tient à sa vie. Il n’a pas peur de ce qui se trouve après la Mort, il ne s’est même jamais posé de question à ce sujet. Il aime cependant la vie qu’il mène et ne souhaite pas la quitter de sitôt.

Alexander est un disciple de Machiavel qui applique le principe de « la fin justifie les moyens ». La morale est tout à fait subjective pour lui et, n’en possédant pas lui-même, il ne voit pas d’inconvénient à exploiter celle des autres à son avantage. Le chantage est l’une de ses façons préférées de procéder, car il lui permet de ne pas se salir les mains. C’est un maniaque d’hygiène qui déteste la saleté, le sang et tout fluide corporel en particulier. Il n’a d’ailleurs presque jamais recours à la violence lui-même, même s’il embauche régulièrement des brutes pour aller tabasser les ennemis de son patron. Certains le croient même atteint d’un trouble obsessif-compulsif tant il entretient sa personne et son environnement immédiat dans la plus méticuleuse propreté.

C’est un homme prudent, calme, placide même. Il est très difficile de le perturber ou de le faire réagir violemment. Perfectionniste et minutieux, il veille à tous les détails de chacun de ses plans et soupèse toujours le pour et le contre avant d’agir. Extrêmement intolérant à l’incompétence, il n’éprouve aucun remord à renvoyer un subordonné, même si celui-ci doit nourrir sa famille entière ou toute autre excuse ridicule.


Ce qu’il aime : Le travail bien fait, gagner une cause, le prestige, la musique classique, la littérature existentialiste, la propreté, la modération. le pognon, l’efficacité, écraser ses adversaires, le raffinement, les vestons bien taillés, l’argent, la productivité, le pouvoir, l’influence, le succès d’une entreprise, les thunes, le bon vin, l’ordre et la méthode.

Ce qu’il n’aime pas : La paresse, l’incompétence, l’affection, la vulgarité, le mauvais goût, la sentimentalité, la bêtise, l’Humanité en général, l’excès, le sexe.


Autre : Alexander ne consomme pas de drogues, à l’exception de la cocaïne. Il en prend tard le soir, souvent pour se tenir éveillé pendant toute la nuit parce qu’il a du travail à terminer. Il veille à toujours garder le contrôle sur tout, y compris sa consommation.

Il a toujours un petit revolver caché dans l’une de ses poches. Efficace et silencieux, il ne s’en sert qu’en tout dernier recours, comme il déteste se salir les mains.


Dernière édition par le Sam 23 Sep - 22:16, édité 1 fois
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Fei Long Liu
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Date d'inscription: 18/09/2006

MessageSujet: Re: Alexander Shane   Sam 23 Sep - 20:44

Brrr fait froid dans le dos cet avocat...
Validée !
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Alexander Shane

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